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Revue de presse Mediscoop du 2012-02-03
« Faut-il abaisser à 16 ans l’âge du don de sang ? »
Le Figaro, La Croix C’est ce que se demande Le Figaro, qui se penche sur une « proposition de loi déposée par des sénateurs [qui] suscite l’intérêt mais ne fait pas l’unanimité ».
Le journal cite ainsi le Dr Jean-Louis Lorrain, sénateur du Haut-Rhin, qui a indiqué hier : « Nous souhaitons autoriser les jeunes de 16 à 18 ans à donner leur sang ».
Le quotidien relève que « l’âge requis est aujourd’hui de 18 ans en France. Autoriser, la démarche semble positive même si la question du consentement parental et des pressions éventuelles dans un sens ou dans l’autre est épineuse. Il s’agit d’abord de permettre aux adolescents «d’entrer pleinement dans la citoyenneté», a souligné le sénateur UMP ».
Le Dr Bernard-Marie Dupont, président de l’Institut européen d’éthique de la santé, déclare de son côté : « En termes de philosophie, le don est important. C’est une philosophie altruiste. Nous sommes convaincus que le fait de pouvoir choisir de donner serait un acte fort ».
Le Figaro fait savoir que « la proposition de loi a été déposée le 15 décembre dernier au Sénat. Compte tenu de l’encombrement du calendrier parlementaire, la proposition ne sera pas examinée dans l’immédiat. Mais déjà, deux députés, l’un à droite, Laurent Hénart, l’autre à gauche, Joël Giraud, sont montés au créneau ».
Le journal remarque qu’« ils relaient surtout les préoccupations de la Fédération française pour le don de sang bénévole ». Son président, Jacques Pellissard, estime ainsi que « c’est une mauvaise idée qui part d’un bon sentiment ».
Le quotidien explique que « l’un des soucis de la FFDSB est avant tout la fidélisation des donneurs. […] L’attention particulière portée au premier don fait par un jeune s’explique aisément ». Jacques Pellissard indique ainsi que « le don de sang n’est pas un acte anodin et il est prouvé que plus on donne jeune plus les risques sont élevés ».
Le Pr Pierre Tiberghien, de l’Etablissement français du sang, précise quant à lui que « donner son sang est un geste sûr et si les malaises sont rares, ils sont cependant plus fréquents chez les jeunes ».
La Croix aborde également la question et retient que « le but est plutôt d’ouvrir le débat. De fait, tout le monde n’est pas d’accord ».
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« Mediator : perquisitions à l'Agence du médicament et chez ses dirigeants »
Le Parisien, Les Echos, Le Figaro Le Parisien indique qu’« une perquisition a eu lieu jeudi au siège de l'Afssaps à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans le cadre de l'enquête sur le Mediator. […] Plusieurs autres perquisitions ont été menées chez des responsables de l'Afssaps. Des interventions réalisées dans le cadre d'une commission rogatoire des juges d'instruction en présence des magistrats, de représentants du parquet de Paris, de 25 enquêteurs de la Division nationale des investigations financières et des gendarmes de Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique ».
Le journal rappelle que « deux informations judiciaires sur le Mediator ont été ouvertes à Paris, l'une pour «tromperie aggravée» et l'autre pour «blessures et homicide involontaires». Un procès en citation directe a été audiencé en mai prochain au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) ».
De son côté, Le Figaro fait savoir que « le procès n'aura peut-être pas lieu en mai ». Le journal explique que « suite à une requête que pourrait déposer l'avocat de Servier, la première audience qui devait avoir lieu le 14 mai est très fortement compromise ».
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« Cancer : le prix de la survie en débat »
Libération Libération s’interroge : « Comment choisir le meilleur traitement [contre un cancer], sans pour autant dépenser trop ? ».
Le journal indique qu’hier, le Comité éthique et cancer a dénoncé « la tentation qu’ont certains pays de n’accorder la prise en charge de traitements innovants que s’ils ont une stricte rentabilité coût-bénéfice médical ».
« Il cite le cas de la Grande-Bretagne où, «considérant qu’une année de vie est estimée à 500.000 euros», un médicament dont le coût serait supérieur à ce montant ne sera plus pris en charge », note le quotidien.
Le Comité écrit dans son avis que « l’exigence d’une démarche éthique guidant la rationalisation des soins conduit le comité à refuser toute démarche visant à quantifier la valeur d’une année de vie. […] (Cette approche) favorise le principe d’utilité pour la société au détriment du principe d’égalité et de soutien aux patients qui nécessitent le plus d’aide ».
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« Santé : les propositions de Hollande »
Les Echos, Libération, Le Monde, Le Figaro Les Echos rend compte de la visite hier du candidat socialiste à l’élection présidentielle à l'hôpital Robert-Debré, l'Institut de la vision, puis à l'université de médecine René-Descartes, à Paris. Le journal observe que « sur les questions de santé, François Hollande est resté très général, soucieux de ne pas ranimer les querelles passées du PS avec les libéraux (honoraires) ou avec les hospitaliers (35 heures). Devant les médecins et chercheurs réunis à la Faculté de médecine, il a souligné qu'il n'était «pas favorable à une politique de contrainte envers les professionnels» ».
Les Echos poursuit : « Seule mesure contraignante pour lutter contre les déserts médicaux, mais elle est potentiellement de taille, le candidat a prôné une «limitation» des installations de praticiens en secteur 2 dans les zones où ils sont déjà trop nombreux. Le PS n'explique pas comment il compte procéder et précise que cette mesure «sera l'objet d'une négociation» », ajoute le quotidien.
Les Echos relève que « François Hollande n'a pas été beaucoup plus précis sur la façon dont il entendait lutter contre les dépassements d'honoraires des praticiens, qui atteignent 2,5 milliards d'euros ». Le candidat a déclaré : « Je procéderai à un encadrement des dépassements, par spécialités et par régions ».
Michel Chassang, président de la CSMF, estime pour sa part que « tout cela est très flou. Derrière ces déclarations rassurantes, François Hollande prépare la mort du secteur 2 ».
Le quotidien note que « pour l'hôpital, François Hollande a répété qu'il réformerait la tarification, afin de mieux tenir compte «des missions sociales». Il «mettra fin» au rapprochement progressif des tarifs entre le public et le privé, les premiers étant plus élevés que les seconds. […] Le candidat promet aussi de revenir sur la loi Bachelot, «symbole d'une idéologie comptable» qui a donné plus de pouvoir aux directeurs d'hôpital ». François Hollande a ainsi déclaré : « Il faut remettre les médecins au centre de l'hôpital public et de sa gouvernance ».
Les Echos aborde en outre le « grand absent de ce discours : le financement des dépenses de santé », le candidat ayant indiqué qu’« il nous faudra rechercher des ressources nouvelles, en mettant à contribution l'ensemble des revenus ».
Libération remarque de son côté qu’« hier à l’hôpital Robert-Debré, le candidat socialiste a séduit le personnel médical ».
Le journal observe que « François Hollande a manifestement mûri ses propos sur la santé, insistant plus fortement sur la défense de l’hôpital public. […] Il dit vouloir revenir à une distinction plus nette entre les hôpitaux publics et les cliniques privées. Les budgets ne seront plus conçus uniquement selon le système de la tarification à l’activité ».
Libération ajoute que « deux autres thèmes ont été mis en avant : l’accès aux soins pour tous – Hollande a répété qu’il allait «encadrer fermement» les dépassements d’honoraires, […] et la désertification, […] avec un objectif : personne ne doit être à plus d’une demi-heure d’un service d’urgence. Et pour décourager les médecins spécialistes qui voudraient s’établir dans des territoires déjà très dotés, il propose de limiter les installations en secteur 2 dans ces zones-là ».
Le Monde souligne quant à lui que « François Hollande dénonce «l’idéologie dogmatique de l’hôpital entreprise» », tandis que Le Figaro observe que le candidat « esquive » la question des 35 heures à l’hôpital.
Le journal retient ainsi que « François Hollande se garde bien d'aborder la question capitale des effectifs ou de la problématique irrésolue des 35 heures à l'hôpital. Toutefois, il réaffirme l'objectif final : lutter contre les «déficits structurels». François Hollande avance à pas comptés. Prudent ».
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« Scandale des fichiers de l’office HLM de Paris » : « La santé des locataires connue en détails »
Le Parisien Le Parisien consacre sa Une et deux pages au « scandale du fichage des locataires » de HLM à Paris. Le journal explique en effet que « la Commission nationale de l’informatique et des libertés révèle que l’office HLM Paris Habitat fiche de manière illégale un grand nombre de ses locataires ».
Le quotidien évoque des « informations bancaires », des « commentaires sur la vie privée », ou encore des « données médicales ».
Le Parisien relève ainsi que « la Cnil constate que Paris Habitat a enregistré des informations «sur la santé des locataires et de leur entourage». Certes, un bailleur a légitimement besoin d’être au courant «des informations générales d’ordre médical, afin d’attribuer un logement adapté, notamment en cas de mobilité réduite» ».
« Mais l’enregistrement détaillé de pathologies ou de traitements médicaux ne peut se justifier. Et de citer les mentions trouvées, telles que «séropositif», «cancer», «sous chimiothérapie», «Alzheimer aveugle», «fils cancer, Mme malade des poumons» […] », observe le journal.
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« L'abus de sucre aussi toxique que l'alcool »
Les Echos, Le Monde Les Echos note que « manger trop de sucre est aussi toxique pour la santé que l'abus d'alcool, avertissent [dans Nature] trois scientifiques américains, partisans de la mise en place de mesures de restrictions équivalentes à celles qui frappent l'alcool et le tabac ».
Le journal explique que « pour en réduire la consommation, ils proposent de taxer les boissons et aliments comportant des sucres ajoutés, en particulier du fructose ». Le quotidien ajoute que « ces mesures […] pourraient aller jusqu'à restreindre la vente des produits trop sucrés en dehors des horaires scolaires, voire à interdire la vente de boissons sucrées aux mineurs de moins de 17 ans, avancent Robert Lustig, Laura Schmidt et Claire Brindis ».
Les Echos note que « les maladies non transmissibles, comme les maladies cardiaques, le diabète ou les cancers, contribuent à la mort de 35 millions de personnes chaque année dans le monde, soit davantage que les maladies infectieuses, soulignent [les auteurs] en pointant le rôle du sucre dans la progression de ces pathologies ».
« Les effets de la consommation excessive de sucre peuvent être similaires à ceux d'un abus d'alcool. L'apport massif de sucres favorise ainsi l'hypertension, le diabète, et le risque cardiaque ainsi qu'une surcharge en graisses du foie », continue le journal.
Les Echos note que selon ces chercheurs, « ces méfaits touchent jusqu'à 40% des gens de poids normal et épargnent 20% des obèses. La consommation de sucre dans le monde a triplé ces 50 dernières années ».
« Parmi leurs autres suggestions : contrôler le nombre de fast-foods dans les quartiers pauvres et inciter à l'installation de magasins de primeurs et de marchés de produits frais », ajoute le quotidien.
Le Monde aborde sur une page cet article de la revue Nature, retenant que « trop de sucre nuit gravement à la santé ». Le quotidien relève notamment que « la planète compte à présent 30% de plus de personnes obèses que d’individus sous-alimentés ».
Le Monde observe toutefois qu’« il semble difficilement imaginable d’appliquer dans l’Hexagone la politique préconisée par les experts américains » et livre l’avis du député Yves Bur, qui « souligne le poids des groupes de pression ».
Le quotidien interroge la directrice qualité-nutrition de l’Association nationale des industries alimentaires, Cécile Rauzy, qui remarque que « les comportements alimentaires sont différents aux Etats-Unis et en Europe. En France, la démarche adoptée est, plutôt que d’interdire, de proposer des alternatives et d’améliorer les produits existants ».
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« Légère baisse des prix des médicaments en vente libre »
Le Figaro, Les Echos Le Figaro fait savoir qu’« un peu plus de 3 ans après la mise en vente devant le comptoir, à portée de main des clients, de quelque 399 médicaments, les prix de ces traitements vendus avec ou sans ordonnance ont baissé. C'est loin d'être spectaculaire », observe le journal.
L'Afipa, Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable, remarque ainsi que « le panier classique d'un patient désirant soigner un rhume est passé en 3 ans de 10,98 € à 10,47 € ». L’organisme précise cependant qu’« en euros constants, avec une inflation de plus de 6% depuis 2008, les baisses de prix en libre accès sont de l'ordre de 10% ».
Le Figaro observe que « les pharmaciens, dont les deux tiers se sont aujourd'hui convertis à cette pratique, en restent les principaux bénéficiaires. Une officine qui a mis en place un espace libre accès accroît son chiffre d'affaires avec ces produits de 5%. Son chiffre d'affaires global dans l'automédication en profite aussi, avec une hausse moyenne de 3% ».
Le journal souligne ainsi que « sur un marché du médicament en recul de 1,1% l'an dernier, avec un chiffre d'affaires de 29,4 milliards d'euros, l'automédication est l'une des rares branches à tirer son épingle du jeu. Les produits vendus sans ordonnance ont affiché une progression de 1,9%, soit un total de 2,1 milliards d'euros ».
Les Echos aborde également ces chiffres sur l’automédication de l’Afipa, expliquant que « les prix ont augmenté de 3,1% en 4 ans, alors que l'inflation augmentait de 6,7%, soit une baisse de 3,6% en euros constants ».
Le journal relève en outre que « l'automédication est aussi favorisée par de nouvelles présentations de produits et des campagnes publicitaires plus nombreuses et plus dynamiques ».
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