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Revue de presse Mediscoop du vendredi 03 juillet 2009



« Les réductions d’effectifs, «condition de la survie» des CHU »
Le Figaro économie

Le Figaro économie publie un entretien avec Paul Castel, directeur des Hospices civils de Lyon, qui « viennent d’adopter leur «projet d’établissement». Non sans grincements de dents syndicaux, puisque 800 suppressions de postes en 6 ans auront lieu ».
Le responsable déclare ainsi : « A mon arrivée en 2007, nous allions vers un déficit annuel de 165 millions d’euros et une dette de 1,2 milliard en 2010-2012. L’Agence régionale d’hospitalisation a refusé le précédent projet et exigé l’équilibre d’ici à 2013 ».
Le journal remarque que « pour cela, il faudra vendre de l’immobilier, diviser par 4 les investissements, rationaliser la logistique, spécialiser les 17 hôpitaux ».
Paul Castel précise : « Nous ne remplacerons qu’un départ sur quatre pour le personnel administratif et technique, un sur deux pour le médico-technique, et trois sur quatre pour les soignants ».
« Moins de 20 postes de médecins sur 5 000 disparaîtront. Ce n’est pas facile, mais c’est la condition de la survie »,
poursuit le directeur.
Le Figaro économie relève que « ce tableau est devenu fréquent dans les 31 CHU [de France]. Généralement sans licenciement et sans toucher, ou presque, aux médecins. Mais après des années de hausse des effectifs, le tabou de l’emploi à l’hôpital est tombé ».
Paul Castel, également président de la conférence des directeurs de CHU, ajoute que « la réforme Mattéi, qui implique les médecins dans les réalités économiques, permet aussi de changer les esprits : une décision prise ensemble est plus facile à assumer. La loi Bachelot renforcera cette évolution culturelle ».


« Dépassements d’honoraires : négociation sous pression »
La Tribune, Le Figaro économie

La Tribune note qu’« après de nombreuses initiatives malheureuses, les partenaires conventionnels ont repris hier des négociations sous pression, puisqu’ils ne disposeront que d’un petit mois pour conclure ».
Le journal remarque en effet que « le directeur général de l’assurance-maladie, Frédéric Van Roekeghem, doit obtenir un mandat de négociation de son Conseil avant de pouvoir formuler aux médecins des propositions concrètes. Or le Conseil de l’assurance-maladie ne se réunira à ce sujet que le 27 août, puis le 17 septembre ».
Le quotidien ajoute que « le temps sera alors compté, puisqu’un amendement à la loi Bachelot fixe aux partenaires un ultimatum au 15 octobre pour s’accorder sur le secteur optionnel ».
« Faute de quoi, cette réforme sera imposée dans le budget de la Sécu pour 2010 »,
poursuit La Tribune.
Le journal relève que « le mandat que le directeur général doit obtenir du Conseil pourrait aussi inclure des nouvelles économies demandées aux médecins ou le tarif de la consultation des généralistes, dont la hausse à 23 euros […] n’a toujours pas eu lieu ».
La Tribune précise que la négociation sur ces derniers points « devrait s’achever au plus tard le 12 janvier ».


Grippe A : « Les généralistes vont être mobilisés »
Le Parisien, Le Figaro, Le Monde

Le Parisien indique qu’« hier, devant les représentants de la médecine libérale, Roselyne Bachelot a décidé d’élargir [le dispositif de prise en charge de la grippe A] aux médecins généralistes «dans la deuxième quinzaine de juillet», si la montée en charge des cas tout au long de l’été se confirmait ».
Le journal remarque que ce « «passage de relais» permettra de ne pas engorger les hôpitaux avec des cas bénins et de mieux adapter le système à la virulence modérée du virus ».
Le quotidien précise qu’« en attendant, le 15 reste responsable de l’orientation des cas probables ».
Le Parisien note toutefois que MG France « réclame un numéro grand public, le 33.33, dédié aux demandes d’avis médical, réservant ainsi le 15 aux urgences graves ».
Le Figaro constate de son côté que « les autorités britanniques prévoient une explosion de l'épidémie dans les prochaines semaines alors que 120 000 jeunes Français se préparent à traverser la Manche ».
Le quotidien souligne qu’« avec des centaines de nouveaux cas déclarés chaque jour et trois décès, la propagation du virus est bien plus rapide que sur le continent ».
Le Figaro s’interroge : « Faut-il envoyer ses enfants en séjour linguistique en Grande-Bretagne cet été ? ».
Le journal remarque que « les experts se montrent très prudents. Si un enfant va là-bas pendant plusieurs semaines, il risque effectivement d'attraper la grippe A. Le virus est pour l'instant plutôt bénin mais il y a un risque éventuel de complications, même s'il est très faible. L'avantage, c'est que l'enfant aura acquis une certaine immunisation contre le H1N1 qui pourrait être plus virulent à l'automne ».
Le Figaro ajoute cependant que « si l'enfant attrape la grippe loin de sa famille et dans un pays étranger, il peut être déstabilisé. Et ses parents aussi ».
Le quotidien observe que « les autorités britanniques se montrent très souples dans la surveillance depuis qu'elles ont constaté que le virus est plutôt bénin. […] Le gouvernement envisage même un stade auquel tous les malades atteints de la grippe A ne recevront pas forcément de traitement antiviral, qui pourrait être réservé aux groupes les plus à risque ».
Le Monde relève pour sa part que « la grippe A gagne du terrain en Amérique du Sud, [et] sa létalité accroît ».
Le journal remarque en effet que 62 décès ont été enregistrés dans cette partie du monde, dont 43 en Argentine.
« La disparité des taux de mortalité n’est, pour l’heure, pas expliquée », note le quotidien.


« Améliorer l’environnement pour lutter contre le cancer »
Le Monde, L’Humanité

Le Monde remarque que « sortant des querelles de chiffres, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail a rendu un avis et des recommandations sur la question controversée » de « l'importance du lien entre environnement et cancer ».
Le journal retient que « l'Agence plaide pour une logique de précaution et demande que soit pris en compte le risque lié à l'ensemble des expositions, et non pas uniquement le danger avéré de telle ou telle substance ».
Le Monde note que selon un rapport de l’Inserm, « entre 1980 et 2005, l'incidence des cancers s'est accrue de 35% pour les hommes et de 43% pour les femmes. Une augmentation qui, selon les experts, ne s'explique pas seulement par la démographie et les progrès du dépistage ».
Le journal souligne que « la plupart des cancers ont une origine multifactorielle. Certains facteurs sont des cancérogènes avérés (tabac, alcool, vieillissement, certains aliments…), […] on retrouve aussi des cancérogènes avérés ou probables (amiante, radiations, métaux lourds, travail posté avec perturbation des rythmes biologiques…). Pour d'autres facteurs, le caractère cancérogène est débattu (pollution atmosphérique, pesticides, solvants, champs électromagnétiques, etc.) ».
Le quotidien indique notamment que « l'Afsset souhaite sortir de l'approche binaire selon laquelle un agent est cancérogène (parce qu'il provoque des mutations génétiques) ou non. Selon elle, il faut privilégier les recherches visant à comprendre les mécanismes d'action et à élucider la toxicité d'une substance et ses interactions possibles avec d'autres agents ».
L’Humanité aborde aussi, en bref, cet avis de l’Afsset.
Le journal retient que « selon le Pr Gérard Lasfargues, chef du département d’expertises de l’agence, «la part de l‘environnement est majeure» dans l’apparition de cancers, même si génétique et vieillissement jouent un certain rôle ».


« Bataille d’Hernani à l’hôpital Paul-Brousse »
L’Humanité

L’Humanité note sur une double page que « l’établissement de Villejuif (Val-de-Marne) avait commandé une œuvre monumentale d’art contemporain ».
« Le projet de l’artiste Alain Bernardini, mettant en scène des agents hospitaliers photographiés sur leur lieu de travail, déclenche une violente controverse »,
remarque le quotidien.
Le journal revient en détail sur « l’affaire », expliquant notamment que la facture s’élèverait à 20 000 euros pour l’hôpital.
L’Humanité indique qu’une pétition lancée par la CGT contre ce projet « fait un carton : près de 500 signatures en quelques jours ».
Le quotidien ajoute que « les photos elles-mêmes font polémique. Si certains y voient une invitation au rêve d’un travail libéré, ou d’autres un pied de nez à l’hôpital entreprise, beaucoup d’agents les perçoivent comme «dénaturant gravement l’image des professionnels de santé» ».
L’Humanité relève que la nouvelle directrice de l’établissement « a demandé un «réajustement» du projet », puis conclut que « l’ouverture de débats [notamment sur l’art sur le lieu de travail] pourrait être une retombée positive de cette bataille d’Hernani ».


« Di-Antalvic, un retrait contestable »
Les Echos

Catherine Ducruet revient dans Les Echos sur la décision de l'Agence européenne du médicament (Emea) de retirer le Di-Antalvic du marché, « dans un souci d'«harmonisation du niveau de protection de la santé publique sur l'ensemble du territoire de l'Union européenne» ».
La journaliste poursuit : « Que lui reproche-t-on ? Rien dans l'Hexagone, où la dernière évaluation de l'Afssaps consacrée aux antalgiques de palier II s'était conclue, en 2006, par un maintien sur le marché du produit ».
« Malheureusement, en Grande-Bretagne et en Suède notamment, où il est fort peu prescrit, il serait paradoxalement très utilisé pour se suicider ou aurait donné lieu à des intoxications involontaires par surdosage »,
relève Catherine Ducruet.
La journaliste note que « bien que l'Emea invoque la protection de la santé publique, il n'est pas certain que les patients français gagnent grand-chose à cette opération. L'Afssaps, qui a tenté de s'y opposer, en est d'ailleurs convaincue. Elle estime que, au vu des informations recueillies auprès des centres antipoison et des centres de toxicovigilance, le profil de sécurité du produit est «satisfaisant dans les conditions normales d'utilisation» ».
Catherine Ducruet ajoute que « quand plusieurs outils thérapeutiques existent, chacun devrait pouvoir continuer à utiliser celui qui lui convient le mieux dans la mesure où il ne présente pas dans ce pays de risque avéré ».
La journaliste cite toutefois un responsable français de santé, qui indique que « cette décision peut malgré tout protéger ceux qui tentent seulement de se suicider, pour appeler au secours, notamment les adolescents ».

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