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Revue de presse Mediscoop du jeudi 31 juillet 2008



« Alzheimer : un médicament prometteur à l'essai »
Le Figaro, Le Parisien, Les Echos, L’Humanité

Martine Perez indique en effet dans Le Figaro que « lors de la conférence internationale sur la maladie d'Alzheimer qui se tient à Chicago, des médecins anglais ont présenté les résultats prometteurs d'un essai clinique sur 321 patients avec un médicament doté d'un mécanisme d'action innovant ».
La journaliste note que l’approche choisie est celle de « la fameuse protéine TAU, pour inhiber son accumulation dans les neurones […] avec un médicament baptisé Rember (ou methylthiominium) ».
Martine Perez explique que les « 321 patients atteints d'une forme légère ou modérée ont été divisés en quatre groupes, les uns prenant 30, 60 ou 10 mg de Rember et les autres un placebo ».
« Les résultats révèlent qu'au bout de 19 mois, les patients ayant pris le médicament dosé à 60 mg ne présentaient pas de dégradation neurologique et que leurs symptômes restaient stables, contrairement à ceux sous placebo dont les fonctions cognitives continuaient à décliner »,
observe la journaliste.
Martine Perez livre notamment la réaction du Pr Bruno Dubois (hôpital Pitié-Salpêtrière), qui note que « si ces résultats intéressants sont validés, ce sera la première fois que l'on démontre qu'un médicament peut ralentir le développement de cette maladie ».
« Mais d'une façon générale, il vaut mieux être prudent. Nous avons déjà vu des médicaments apparemment prometteurs lors d'essais de phase 2 et qui ne montraient aucune efficacité lors d'études à plus large échelle »,
remarque le spécialiste.
Le Parisien consacre quelques lignes à ce médicament qui « cible les amas de protéines qui se forment à l’intérieur des cellules du cerveau des patients ».
Le journal relève que « des essais à plus grande échelle doivent maintenant être menés ».
Les Echos se penchent également brièvement sur cette « découverte prometteuse » faite par TauRX, un « petit laboratoire de biotechnologies basé à Singapour, […] en collaboration avec l’université écossaise d’Aberdeen ».
Le quotidien constate que « les malades qui ont pris ce traitement ont vu le déclin de leurs capacités mentales se réduire de 81 % par rapport au groupe témoin ».
Le journal cite le cofondateur de l’entreprise, le Pr Claude Wischik, qui a déclaré que « ces résultats sont «l’avancée la plus significative dans le traitement» de la maladie depuis sa découverte en 1907 ».


« Médecins : vers une limitation des dépassements d'honoraires »
La Tribune

La Tribune remarque à son tour qu’« après plusieurs années de tentatives infructueuses, les acteurs du système de soins pourraient enfin s’entendre sur la création d’une nouvelle famille de tarifs chez les médecins, pour limiter le dérapage des dépassements d’honoraires ».
Le journal se penche ainsi sur ce nouveau secteur tarifaire, dit « optionnel », précisant qu’« il ne s’agit pour l’instant de l’ouvrir qu’aux 6 000 spécialistes exerçant en plateau technique lourd – anesthésistes, chirurgiens, et obstétriciens – et pratiquant les plus forts dépassements ».
Le quotidien aborde le « point d’étape » signé récemment par l’assurance-maladie, les complémentaires santé et les syndicats de médecins libéraux.
« Reste à savoir si les médecins concernés renonceront facilement à leur liberté tarifaire », observe La Tribune.
Le quotidien cite Michel Chassang, président de la CSMF, qui déclare que « 80 % d’entre eux sont susceptibles d’être intéressés, notamment parce que les cliniques vont les y inciter. Les complémentaires remboursent moins les dépassements et certains patients ne peuvent plus payer. Les cliniques y voient donc un frein à leur développement ».


« Des nouveaux gènes en cause dans la schizophrénie »
Le Figaro

Le Figaro remarque que « Nature publie [aujourd’hui] pas moins de trois articles originaux confirmant l'importance des facteurs génétiques dans le déterminisme » de la schizophrénie, maladie « longtemps considérée comme une véritable énigme ».
Le journal note que « ces travaux ne représentent que le début de la construction du puzzle génétique de la schizophrénie, maladie qui mettrait en jeu plus d'une centaine de gènes différents ».
Le quotidien relève que « les trois études, réalisées chacune par des équipes internationales, ont le mérite de porter sur de très larges populations de malades. Les deux premières portent respectivement sur 1 433 et 3 391 malades comparés à un nombre similaire de témoins en bonne santé. Les chercheurs mettent en évidence le fait que certaines perturbations du génome dites NCV (nombre de copies variant) caractérisées par des petits morceaux du génome manquants ou cassés sont retrouvées bien plus souvent chez les malades que chez les témoins ».
Le Figaro ajoute que « la troisième étude qui paraît elle dans Nature Genetics, a comparé l'«orthographe» du génome de 479 malades à celles de 2 997 témoins et met en évidence le fait que certaines anomalies dans l'alignement des bases (les lettres des gènes) sont associées à un risque accru de schizophrénie ».
Le journal cite le généticien Daniel Cohen, qui observe que « plus on identifie les gènes en cause et plus on élargit les pistes pour trouver les réseaux de protéines perturbées chez les malades. C'est sans doute à partir de là que l'on pourra mettre au point des nouveaux traitements ».


Greffe : « Des reins de femmes pour les femmes »
Sciences et Avenir, août 2008

Sciences et Avenir note que « selon une étude publiée dans The Lancet, les greffes de reins chez les femmes sont plus sujettes aux échecs si la femme reçoit un rein d’homme ».
Le magazine relève que « le taux de risque serait accru de 8 %, surtout dans la première année qui suit la greffe ».
Le mensuel explique que « les complications immunologiques seraient dues à un antigène lié au chromosome mâle Y ».
Sciences et Avenir remarque cependant qu’« en l’état, ces données, qui restent à expliquer, ne sont pas suffisantes pour modifier la pratique chirurgicale actuelle ».


« L'assurance-maladie bénéficiera de tous les droits tabac et alcool »
Les Echos

Les Echos observent que « la taxation à hauteur de 1 milliard d'euros des mutuelles va financer la CMU, ce qui permettra de flécher vers la CNAM les droits sur le tabac et l'alcool ».
Le journal explique en effet que « pour que la contribution demandée aux mutuelles et aux assurances allège le déficit de l'assurance-maladie, certaines ressources du Fonds de financement de la CMU seront réorientées vers la CNAM. Deux recettes principales sont visées : le fonds a perçu 480 millions d'euros de taxe alcool en 2007, et 411 millions d'euros de droits sur le tabac ».
Le quotidien relève que « pour le gouvernement, c'est aussi le moyen de faire bénéficier le régime général d'assurance-maladie de la totalité des droits tabac et alcool, une revendication de longue date des syndicats, alors que, pendant des années, ces taxes qui ont une forte connotation de santé publique ont également abondé le budget de l'Etat ».
Les Echos remarquent que « l'assurance-maladie pourrait cependant y voir un défaut : les taxes sur l'alcool et le tabac sont moins dynamiques que le marché des complémentaires santé, dont le chiffre d'affaires a progressé de plus de 50 % depuis 2001 ».


Sida : « La proportion de femmes atteintes est de plus en plus importante »
Le Monde

Le Monde note qu’« alors que la 17e conférence internationale sur le sida doit s'ouvrir dimanche 3 août, à Mexico, le programme commun des Nations unies sur le sida a rendu public son rapport annuel sur l'épidémie ».
Le journal relève ainsi que « le monde compte 33 millions de séropositifs, dont la moitié sont des femmes. Selon l'Onusida, 2,7 millions de nouvelles infections et 2 millions de décès dus au sida ont été enregistrés en 2007 ».
Le quotidien cite l’organisation, qui remarque que « l'épidémie se stabilise, mais à un niveau inacceptable ».
Peter Piot, directeur exécutif du programme des Nations unies, précise pour sa part : « Nous avons enfin des résultats à grande échelle. […] Cependant il y a un "mais" : ces résultats doivent absolument être consolidés et pérennisés. L'avenir reste incertain ».
Par ailleurs, Le Monde observe que « dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne, les jeunes femmes sont nettement plus touchées que les jeunes hommes. Au Swaziland, elles le sont 4 fois plus, et en Afrique du Sud, plus de 3 fois plus ».
Le journal remarque en effet que « les femmes présentent une double vulnérabilité face à l'infection par le VIH. Elles sont plus susceptibles d'être contaminées que les hommes lors d'un rapport sexuel avec un partenaire séropositif et souffrent d'une vulnérabilité sociale, étant plus exposées aux violences sexuelles ».
Peter Piot note ainsi que « cette tendance à la féminisation de l'épidémie a commencé depuis plusieurs années. Lentement mais sûrement, elle se développe partout dans le monde ».
Le Monde indique que « le directeur exécutif de l'Onusida juge indispensable des campagnes en faveur des droits des femmes, contre les violences sexuelles et sur les comportements masculins, «comme cela commence à se faire en Afrique et dans les Caraïbes» ».


« Mandat d’arrêt contre le chirurgien en cavale »
Le Parisien, Libération

Le Parisien indique que « le Dr Maure semble avoir choisi la cavale. Depuis la fin de son procès mis en délibéré, le 13 juin à Marseille, où il était jugé pour «mise en danger de la vie d’autrui, blessures involontaires et tromperie aggravée» notamment, le faux chirurgien n’a plus donné signe de vie. Aux autorités en tout cas ».
Le journal observe que « la justice entend bien remettre la main sur le médecin douteux. […] Un mandat d’arrêt européen pour «non-respect du contrôle judiciaire» a été délivré à son encontre ».
Le quotidien relève ainsi que « la justice entend localiser rapidement Michel Maure, attendu le 8 septembre à la barre du tribunal pour le verdict de son procès ».
Le Parisien rappelle qu’« à l’issue de 10 jours d’une audience où des dizaines de patientes ont décrit des souffrances atroces, des interventions ratées, des opérations sans anesthésie et dans des conditions d’hygiène déplorables, le procureur avait requis 4 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende contre le faux chirurgien ».
Le journal précise que « la police s’est également lancée à la recherche de sa famille », indiquant que « le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour «disparition inquiétante» afin de retrouver la trace de la compagne et des trois enfants de l’ex-médecin ».
Libération remarque de son côté que « Michel Maure s’est fait la belle ».
Le quotidien rappelle qu’« à la mi-juin, le Dr Maure avait été vu à bord d’un yacht en Espagne. Puis il était revenu à Marseille, mais sans satisfaire son contrôle judiciaire, qui l’oblige à pointer régulièrement au commissariat ».

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