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Revue de presse Mediscoop du vendredi 30 juillet 2010
« Maladies chroniques : l'Etat fait un premier pas dans la réforme de la prise en charge »
Les Echos Les Echos annonce que « pour la première fois, le gouvernement va restreindre la prise en charge d'une maladie chronique, en l'occurrence l'hypertension artérielle isolée. Cette pathologie relativement bénigne devrait disparaître de la liste des affections de longue durée ».
Le journal précise que « cette décision - qui nécessitera un décret - n'est pas encore confirmée. Elle résulte d'une proposition de la Caisse nationale d'assurance-maladie et du Régime social des indépendants ».
Les Echos explique que « les patients relevant de cette pathologie qui bénéficient aujourd'hui du régime des ALD ne seront pas concernés par la réforme. Mais à l'avenir, les nouveaux cas d'hypertension isolée ne seront plus remboursés à 100%. Quarante mille personnes par an seraient concernées, pour une économie de quelques dizaines de millions d'euros ».
Le quotidien note donc que « cette mesure ne générera que peu d'économies. Elle est néanmoins symbolique, car elle concerne un régime de remboursement responsable de l'essentiel des dépenses. […] En prenant cette décision, le gouvernement espère démarrer la réforme du régime des ALD. Impossible en effet de prétendre contenir les dépenses de santé sans réfléchir à la prise en charge des maladies graves ou chroniques ».
Le journal constate que « le sujet est délicat, car il touche au portefeuille des plus malades », et remarque que « la mesure n'a pas provoqué de tollé lors de son examen par le conseil de la CNAM ».
« Les associations accueillent beaucoup moins bien un autre décret en préparation, qui concernera les conditions de sortie du régime des ALD pour les patients guéris de leur maladie », continue Les Echos.
Le quotidien en profite pour rappeler que « les affections de longue durée représentent l'essentiel de la croissance des dépenses », se penchant notamment sur « l’explosion du diabète », « conséquence du surpoids et de l'obésité ».
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« L’assurance-maladie refuse le plan de l’Etat »
Libération, Le Figaro économie, Le Parisien, La Tribune, L’Humanité Libération note en effet que « Michel Régereau, le président CFDT du conseil d’administration de la Cnam, a refusé, hier, de signer le projet de convention d’objectifs et de gestion qui doit la lier avec l’Etat pour les 3 ans à venir et qui prévoit notamment 3 950 suppressions d’emplois ».
Le journal relève que « les suppressions d’emplois à l’assurance-maladie proposées par le gouvernement auraient pour conséquence «de limiter sa capacité à investir sur de nouvelles missions» et «donc prendre le risque d’une moindre efficacité pour veiller à la continuité, à la coordination et à la qualité des soins», assure Michel Régereau dans un communiqué ».
Le responsable ajoute que « le conseil a souhaité la poursuite des négociations dans la perspective de la présentation d’un nouveau cadrage (financier) lors d’une prochaine séance ».
Le Parisien remarque également que « le gouvernement veut supprimer 5% des postes [à l’assurance-maladie] d’ici à 2013. La Cnam s’y refuse ».
Le journal note que ce refus est un « événement exceptionnel », et cite aussi Michel Régereau : « Trop c’est trop. Les moyens qui nous sont accordés ne sont pas du tout à la hauteur de nos objectifs ».
Le Parisien souligne que « la Cnam s’est en effet engagée dans un programme ambitieux de prévention et d’éducation des patients atteints du cancer, de maladies cardiovasculaires ou de pathologies lourdes ».
Michel Régereau explique que « si un diabétique ne devient pas aveugle ou n’est pas contraint de subir une amputation, c’est mieux pour lui mais aussi pour les finances publiques. Or cela suppose des postes d’infirmières qui assurent le suivi de ces malades ».
De son côté, L’Humanité interroge des responsables syndicaux, dont Dominique Didier, secrétaire de la fédération CGT des organismes sociaux, qui note qu’« il faudrait généraliser les programmes comme celui de l’accompagnement des diabétiques. Mais comment faire quand on sabre le personnel ? Le rôle de la Cnam se réduit à celui d’un organisme payeur. Et mauvais payeur en plus ! ».
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« Prévenir la dengue grâce à la "télé-épidémiologie" »
Le Monde Catherine Vincent constate à son tour dans Le Monde que « l'épidémie de dengue qui sévit actuellement aux Antilles s'est intensifiée ces dernières semaines ».
La journaliste s’interroge : « De tels foyers de dengue, mais aussi de paludisme, de choléra ou de fièvre hémorragique, pourront-ils un jour être prévus à l'avance grâce à la "télé-épidémiologie" ? ».
Catherine Vincent explique que « la discipline est encore jeune, mais pourrait constituer une belle avancée pour la surveillance sanitaire dans les pays en développement. L'enjeu : prédire depuis l'espace l'apparition de ces maladies dont les vecteurs, animaux ou bactériens, dépendent en partie de facteurs climatiques et environnementaux ».
La journaliste cite Murielle Lafaye, responsable au CNES du programme environnement-climat-santé, notant qu’« en surveillant les principaux facteurs de risque, l'observation par satellite aide à définir "une stratégie d'adaptation face à un risque d'épidémie là où on ne s'y attend pas" ».
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« Le mort de l’hôpital victime d’une mauvaise chute »
Le Parisien Le Parisien indique en effet que « l’homme de 63 ans, découvert lundi dans les sous-sols de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), est «mort d’une mauvaise chute», selon le parquet de Créteil, qui a décidé de classer l’affaire ».
Le quotidien précise que « l’autopsie a conclu à la mort par traumatisme crânien ».
Le journal relève qu’« en état d’ivresse sur la voie publique, le sexagénaire avait été conduit dimanche soir aux urgences par les pompiers. Après une surveillance de 10 heures, il avait pu quitter le service [mais] avait été retrouvé le lendemain matin dans un couloir réservé au personnel ».
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« Opération sauvetage à cœur et à cri »
Libération Libération remarque que « cet été, une campagne nationale est organisée pour former les vacanciers au massage cardiaque et à l’utilisation de défibrillateurs ».
Le journal relève notamment que cette campagne, Sauvetage Tour, organisée par l’association RMC-BFM, bénéficie du soutien du Pr Bernard Debré, qui déclare qu’« il faut démystifier le défibrillateur. J’ai vu des dizaines de personnes tomber d’une crise cardiaque dans les lieux publics, mais les gens ont peur et ne font rien ».
Libération rappelle en effet que selon un récent rapport de l’Académie de médecine, « seuls 40% des Français seraient initiés au secourisme, contre 80% des Allemands. Une autre étude, menée en 2009 par la Croix Rouge et la Fédération française de cardiologie, note qu’une personne sur trois ne se sent pas prête à utiliser des défibrillateurs par manque de formation ».
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« Première sortie pour le greffé du visage »
Le Parisien Le Parisien fait savoir qu’« un mois après son opération, le premier greffé total du visage a choisi de s’éclipser quelques jours de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne) pour passer le week-end auprès des siens en Bretagne ».
Le Pr Laurent Lantieri, qui a réalisé l’opération, précise : « Mon patient va très bien. […] C’est une période un peu sensible où il y a des problèmes de rejet, mais tout est parfaitement contrôlé ».
« Pour le moment, son visage ne bouge pas encore. Il faut attendre 3 ou 4 mois pour que les nerfs repoussent et qu’ensuite le visage s’anime », poursuit le chirurgien.
Le Pr Lantieri ajoute que Jérôme « témoignera sans doute un jour, mais c’est encore beaucoup trop tôt. Je ne suis absolument pas dans la même démarche que certains de mes collègues qui font des conférences de presse avec tous les médecins en rang d’oignons et le malade au milieu. Le jour où mon patient aura envie de parler, où il aura un message à transmettre, il parlera ».
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