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Vous êtes ici : Revue de Presse Mediscoop du mardi 24 janvier 2006
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« Dangers du cannabis : informer le monde scolaire »
Le Figaro
Le Figaro indique que l’Académie de médecine « vient d'organiser un colloque sur [les dangers du cannabis] avec le rectorat de l'Académie de Paris. Car, aujourd'hui, on estime que, dès la seconde, deux tiers des élèves ont goûté au produit et 10 % en fument très régulièrement », note le journal.
Le quotidien constate qu’« avec 1,7 million d'usagers occasionnels de cannabis et 280 000 consommateurs réguliers chez les moins de 18 ans, la France est un des pays européens le plus touché par cette addiction, en augmentation exponentielle chez les adolescents ».
Le Figaro note cependant que « les avis restent encore très contradictoires, entre partisans du laisser-faire, longtemps les plus nombreux et ceux du tout interdire ».
Le journal cite notamment le Dr Philippe Nuss, psychiatre à l'hôpital Saint Antoine, et coordinateur d'une consultation d'addictologie, qui remarque : « Malheureusement, l'information est par trop binaire alors qu'il faudrait savoir manier la nuance. Fumer du hasch pour les adolescents, c'est non seulement une preuve revendiquée de leur jeunesse, c'est aussi un affichage libertaire, associé à des présupposés d'indépendance d'esprit ».
Le Figaro poursuit, indiquant entre autres que « les usagers réguliers (plus de 3 joints par jour) perçoivent pourtant bien la dualité du produit qui les aide certes à avoir des copains, à mettre à distance leurs soucis, mais qui provoque aussi une démotivation, des difficultés cognitives, des impressions paranoïaques, de l'anxiété ».
Le journal conclut par l’exemple de l'Union régionale des médecins libéraux de Haute et de Basse Normandie qui « a, depuis 2003, développé un partenariat avec le rectorat de Rouen sur les conséquences du cannabis pour la santé. 1 500 personnes ont bénéficié d'une formation scientifique, […] des kits d'information ont été envoyés à 5 000 médecins libéraux et aux pharmaciens d'officine, 300 000 plaquettes ont été distribuées aux jeunes et à leurs parents. […] Tout cela pour tenter d'enrayer cette «épidémie» », explique Le Figaro.
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« Revalorisations : la fermeté de l’Uncam »
Le Quotidien du Médecin, La Tribune
Le Quotidien du Médecin indique qu’« à la veille d’une réunion de négociation qui s’annonce très tendue, le directeur général de l’assurance-maladie exclut une augmentation du C à court terme ».
Frédéric Van Roekeghem déclare notamment, dans un entretien : « Nous ne pouvons pas être financièrement irresponsables. […] Nous ne pouvons pas nous engager aujourd’hui dans des politiques de revalorisation qui ne seraient pas financées ».
La revue ajoute que le directeur de l’Uncam « n’ouvrira pas non plus demain les discussions sur la création du secteur optionnel. Mais il se dit prêt à parapher «sans délai» un avenant sur les majorations prévues dans la convention, à condition de conclure un «accord global» sur la maîtrise médicalisée en 2006 (pour un montant de 800 à 900 millions d’euros) », précise le Quotidien.
Le Quotidien du Médecin indique que Frédéric Van Roekeghem « envisage également de proposer une rémunération forfaitaire en lien avec la prévention. Il appelle ses partenaires à «garder le sens de la responsabilité» pour éviter la «crise» ».
La Tribune remarque pour sa part que « la hausse des honoraires des généralistes [est] compromise ».
Le journal cite également Frédéric Van Roekeghem, puis note que « la CSMF dénonce «une logique comptable» qui pourrait mettre en danger la réforme de l’assurance-maladie ».
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« Xavier Bertrand, l'homme invisible de la Santé »
Libération
Libération consacre une page à Xavier Bertrand, ministre de la Santé.
Eric Favereau écrit ainsi : « Promesses d'annonces, programme flou, entourage défaillant... En 10 mois avenue de Ségur, le bilan du ministre ne pèse pas lourd ».
Le journaliste poursuit, notant que « d'ordinaire, l'occupant de l'avenue de Ségur, quels que soient ses mérites, est connu. Se fait vite un nom, tant les sujets santé poussent le ministre à s'exposer. Et depuis 20 ans aucun n'a dérogé à cette règle, de Kouchner à Mattei, de Douste à Evin. Tous, sauf un, l'actuel ministre de la Santé ».
Eric Favereau remarque qu’au cabinet du ministre, on indique qu’« il travaille. Depuis qu'il est en poste, il a fait énormément de déplacements, sans média, il voulait se rendre compte par lui-même. Aujourd'hui, il a acquis de l'expérience et il se sent en état pour s'exprimer ».
Le journaliste cite cependant un responsable d'un syndicat de médecins hospitaliers, qui déclare que Xavier Bertrand « nous écrit, nous adresse souvent des lettres, mais depuis, rien ne bouge ».
Eric Favereau écrit que « la liste est sans fin : sur le front du sida sont attendues «très prochainement» des propositions pour mettre fin à la discrimination contre les séropositifs pour l'accès au crédit. […] Quant aux deux petits décrets sur la loi de fin de vie, dont la rédaction ne pose aucun problème de fond, on les attend eux aussi », continue le journaliste.
Eric Favereau aborde en outre « une difficulté que tout le monde reconnaît [au ministre]. Le passage de Philippe Douste-Blazy à la santé a vu en effet le lancement d'un nombre incalculable de plans, pas toujours financés, sans oublier la grande réforme de l'assurance maladie. Quand il a réussi à se faire nommer au Quai d'Orsay, nombreux ont été ceux qui pensaient que son successeur n'aurait pas la tâche facile, devant éteindre un nombre impressionnant de dossiers, trop vite allumés et mal ficelés. Nul ne songeait, pour autant, qu'il ne se passerait rien ».
Le journaliste conclut ainsi : « Erreur de casting ? Ou bien, faute de politiques claires de santé, le pilote se contente de tenir le manche ».
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« Le nombre de leucémies autour des sites nucléaires français se situe dans la moyenne »
Le Monde
Jean-Yves Nau indique dans Le Monde que « le prochain Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire publie une étude de nature à mettre un terme à la vieille polémique concernant les risques de leucémie auxquels seraient exposés les enfants vivant à proximité des sites nucléaires ».
Le journaliste remarque que « ce travail a été dirigé par Jacqueline Clavel (unité 754 de l’Inserm) et auquel ont participé des chercheurs de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (Fontenay-aux-Roses) ».
Jean-Yves Nau précise que « les chercheurs ont choisi d’étudier la population de tous les enfants âgés de moins de 15 ans et résidant à moins de 20 km de 29 sites nucléaires ».
Le journaliste note que selon les auteurs de l’étude, « au total, 670 cas de leucémies ont été observés entre 1990 et 1998 (…) pour 729,09 cas attendus. Globalement il n’apparaît aucune hétérogénéité des SIR [ratios d’incidence standardisés] entre les zones concentriques de distance au site, ni de tendance du SIR avec cette distance ».
Jean-Yves Nau indique néanmoins que « les chercheurs qui ont établi ce rapport précisent que, contrairement aux apparences, ces résultats n’ont pas de signification statistique ».
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« La souffrance inaudible des obèses »
La Croix, Le Monde
La Croix consacre son cahier « sciences et éthique » à « la souffrance inaudible des obèses ».
Pierre Bienvault remarque ainsi : « On sait que les personnes obèses sont victimes de multiples discriminations. Leurs problèmes quotidiens restent encore difficiles à faire entendre ».
Le journaliste note que « certains aujourd’hui vont même jusqu’à parler de «grossophobie» ou de «racisme anti-gros» ».
Pierre Bienvault cite notamment Michèle Le Barzic, psychologue dans le service de nutrition de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris, qui remarque que « la discrimination à l’égard des «gros» est une réalité quotidienne. Pour dire les choses crûment, si vous êtes une femme, noire et obèse, vous aurez beaucoup de mal à trouver du travail, quels que soient vos diplômes. Ces discriminations provoquent une souffrance profonde, que personne ne veut entendre ».
Le journaliste note cependant que « longtemps ignorée, la stigmatisation des obèses émerge aujourd’hui au grand jour, essentiellement grâce à la prise de parole des personnes concernées ».
Pierre Bienvault aborde notamment l’association Allegro Fortissimo, qui « a ouvert sur son site Internet un «livre noir» pour recueillir des témoignages et mieux apprécier l’ampleur du phénomène. Au fil des pages, on y découvre un véritable catalogue de vexations et de méchancetés ordinaires ». (http://www.allegrofortissimo.com)
Le journaliste ajoute que « depuis quelques mois, un débat traverse la communauté médicale sur le bien-fondé de certaines campagnes contre l’obésité. Certains dénoncent ainsi une «dramatisation» du discours ambiant et une «course effrénée» à la minceur qui reviendrait au final à exclure un peu plus les personnes obèses ».
Le Monde indique de son côté qu’« à l'issue d'une longue et difficile concertation avec les industries agroalimentaires, le ministère de la Santé vient d'achever la rédaction du décret permettant d'appliquer l'une des principales mesures de lutte contre l'obésité inscrite dans la loi de santé publique du 9 août 2004 ».
Le journal explique que des « messages sanitaires devront être apposés, d'ici à 6 mois, sur toutes les publicités pour des produits alimentaires manufacturés ou des boissons sucrées ».
Le Monde précise qu’il s’agit de messages du type « pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé », ou encore « mangez au moins 5 fruits et légumes par jour ».
Le quotidien indique par ailleurs que « le lobby agroalimentaire lance une fondation sur la nutrition », appelée « Alimentation et équilibre », portant sur « l'information et l'éducation nutritionnelles ».
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« Sanofi-Aventis joue gros dans la lutte contre l’obésité »
La Tribune
La Tribune consacre son « analyse du jour » au « prochain médicament phare » de Sanofi-Aventis, contre l’obésité.
Le journal remarque que « le marché reste prudent », car « le laboratoire doit tout d’abord convaincre les prescripteurs et les autorités de tutelle ».
La Tribune explique en effet que « l’Acomplia ®, ou rimonabant, est un antagoniste des récepteurs des cannabinoïdes : il bloque les récepteurs du cannabis, réduisant ainsi la sensation de faim mais aussi les situations de manque (de tabac ou d’alcool notamment) ».
Le quotidien note toutefois que « certains redoutent de multiples effets secondaires, à commencer par le risque de dépression ».
La Tribune ajoute qu’« un pharmacologue rappelle que les récepteurs bloqués par la molécule influencent non seulement l’appétit, mais aussi la sensation de douleur ou encore la mémoire. Des observateurs s’inquiètent donc des tests réalisés à ce jour : le rimonabant est testé sur l’homme depuis seulement 2 ans. Les impacts à long terme sont encore inconnus, même si le grand nombre de patients recrutés pour les études est de nature à rassurer les prescripteurs », poursuit le journal.
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« Le sport contre le cancer du sein »
La Croix
La Croix fait savoir que selon une étude réalisée auprès de 100 000 femmes en France, « plus l’activité physique est importante, plus le risque de cancer du sein diminue, dès lors qu’il s’agit d’une activité physique soutenue ».
Le journal remarque en effet que « chez les femmes qui déclarent 5 heures hebdomadaires ou plus d’activités de loisirs à intensité soutenue, la diminution du risque de cancer du sein est de l’ordre de 38 % par rapport aux femmes sans activité physique ».
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Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
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